À Montpellier, une célébration d’Halloween dans une chapelle désacralisée suscite l’indignation de l’extrême droite

Dans la ville de Montpellier, l’organisation d’une soirée d’Halloween dans une chapelle désacralisée a déclenché un torrent d’indignation de la part de l’extrême droite locale. Le média «Frontières» a lancé une attaque virulente contre cet événement, le qualifiant de «messe noire sataniste». Cependant, les organisateurs défendent leur manifestation artistique, se déroulant dans le cadre du festival Ex Tenebris Lux, comme une célébration de l’art et de la créativité, bien loin des accusations lancées par leurs détracteurs.

Un événement artistique au cœur de la polémique

La soirée prévue le 31 octobre à l’occasion d’Halloween a été pensée comme un événement festif mêlant art, mystère et créativité. Se déroulant dans une chapelle désacralisée de Montpellier, cette célébration fait partie du festival Ex Tenebris Lux, qui se poursuit jusqu’au 5 novembre dans la préfecture de l’Hérault. Au programme : un concert de métal, un dancefloor endiablé, des mappings de lumières sur les murs de pierre et les vitraux, ainsi qu’une dégustation de philtres et autres breuvages originaux.

Les organisateurs encouragent les participants à se costumer sur le thème d’Halloween pour une soirée qui se veut être un hymne à la vie et à la rencontre, loin de toute connotation blasphématoire. Loin des rituels diaboliques imaginés, l’événement est conçu pour célébrer la convivialité et l’expression artistique.

L’indignation de l’extrême droite

Cependant, cette manifestation culturelle n’a pas échappé à l’attention du média d’extrême droite, «Frontières», qui a lancé une véritable croisade numérique contre l’événement. Le 29 octobre, ce média a publié un message enflammé sur son compte X, s’insurgeant contre une prétendue «messe noire sataniste». Cette déclaration a suscité des réactions véhémentes, alimentant l’indignation et les menaces de la part de leurs sympathisants.

Une réaction démesurée ?

Les organisateurs de la soirée déplorent cette tempête médiatique, soulignant que l’argumentation avancée par leurs détracteurs repose sur des interprétations erronées et une volonté de stigmatiser un événement artistique. Ils invitent à une réflexion sur la montée d’un climat d’intolérance qui instrumentalise les valeurs culturelles pour alimenter des polémiques stériles. Selon eux, cette agitation vise en réalité à occulter le message de partage et de créativité qu’ils souhaitent faire passer.

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