À Montpellier, une série d’actions menées par le groupe identitaire Jeunes d’Oc a visé les symboles de la communauté LGBT, notamment les drapeaux arc-en-ciel peints en divers lieux de la ville. Le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a annoncé une plainte pour dégradation du bien commun, en réaction à cette action jugée intolérante.

Une série d’actions ciblées

Le groupe Jeunes d’Oc a mené une opération nocturne bien orchestrée, marquée par une revendication rapide sur les réseaux sociaux. Ce groupuscule, connu pour ses actions provocatrices, a déjà fait parler de lui récemment avec une campagne visant des panneaux de signalisation. Cette fois-ci, ces militants prennent pour cible les drapeaux arc-en-ciel, symboles de la diversité et de l’inclusion, peints dans plusieurs rues de Montpellier.

Les symboles de la communauté LGBT pris pour cible

Les actions ont eu lieu pendant le week-end, touchant divers points stratégiques de la ville. Une vidéo publiée sur Instagram montre des militants recouvrant de noir les couleurs du rainbow flag dans la rue Subleyras, quartier des Arceaux. Par ailleurs, un extrait publié sur le compte X de la radio de droite radicale, Radio Courtoisie, témoigne de la dégradation de l’imposant drapeau arc-en-ciel situé sur le parvis de la gare Sud de France, désormais marqué par l’inscription provocatrice « Stop Woke ».

La réaction rapide de la Ville de Montpellier

Face à cette atteinte aux symboles de tolérance et d’inclusivité, Michaël Delafosse, le maire de Montpellier, a réagi sans tarder. Dès le matin du lundi 24 novembre, il a annoncé le dépôt d’une plainte pour « dégradation du bien commun » contre Jeunes d’Oc. Dans sa déclaration, il a souligné que l’intolérance et la « haine de l’autre » perpétrée par ce groupe appelleraient à une « fermeté totale ».

Une volonté de fermeté face à l’intolérance

Le maire appelle ainsi à une réaction ferme et résolue de la part de la ville et des autorités compétentes pour répondre à cet acte de vandalisme à caractère idéologique. Delafosse insiste sur la nécessité de défendre les valeurs de respect et de diversité qui doivent prévaloir à Montpellier. Cette démarche vise à démontrer que la ville ne tolérera aucun acte de haine sous couvert d’idéologies extrémistes.