Les éleveurs bovins de la Confédération paysanne sont de retour sur les routes du département de l’Hérault pour défendre leur cause. Après une première vague de mobilisation le 14 décembre dernier, ils vont exécuter une opération escargot ce mercredi 7 janvier en direction de l’Hôtel du Département. Leur objectif : inciter les élus locaux à reconsidérer leur position sur l’abattage des troupeaux touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Un retour très attendu des agriculteurs

Ce mercredi 7 janvier marque le retour des agriculteurs en colère sur les routes du département. Mobilisés dès 10 h 30, sur le parking de la Cadoule à Vendargues, les membres de la Confédération paysanne se rassembleront pour se rendre à l’Hôtel du Département. Ils emprunteront la M65, traversant Le Crès, Castelnau, Clapiers et Montferrier, pour faire entendre leur voix auprès des conseillers départementaux.

Un message clair : pas d’abattage total des troupeaux

Nicolas Vitou, porte-parole de la Confédération paysanne dans l’Hérault, explique que leur objectif est de stimuler le débat public au sujet de la gestion de la DNC. Alors que les élus de l’Aude ont voté contre l’abattage généralisé des troupeaux touchés, les agriculteurs locaux souhaitent que l’Hérault se prononce de manière similaire. « Nous refusons l’abattage total de nos troupeaux dès la détection d’un animal positif à la DNC », insiste-t-il. Au contraire, ils demandent un abattage ciblé des animaux infectés, accompagné d’un confinement des autres.

Une vaccination en cours, mais pas partout

Bien qu’aucun cas de DNC n’ait été détecté dans l’Hérault, la vaccination, initialement prévue pour certaines communes proches de l’Aude, a été étendue à tout le département. Jusqu’au 5 janvier, près de 7 000 bovins avaient déjà été vaccinés, soit plus de la moitié de la population bovine héraultaise. Cependant, comme le souligne Nicolas Vitou, cette vaccination n’est pas appliquée dans le Gard et les Pyrénées-Orientales, ce qui suscite l’inquiétude des agriculteurs, notamment en amont de la saison taurine de mi-mars.

Une mobilisation dans un climat de tension avec le gouvernement

Cette journée de mobilisation est prévue au lendemain d’une rencontre entre les représentants de la Confédération paysanne et le Premier ministre. La gestion de la DNC n’est pas le seul sujet de discorde : la Confédération paysanne s’oppose également à la signature de l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur, renforçant encore la tension existante avec le gouvernement.

Un itinéraire symbolique et stratégique

Après leur passage au siège du Département, les agriculteurs reviendront par le même chemin l’après-midi, avant de se diriger vers le rond-point de l’A9 à Lunel pour procéder à un filtrage symbolique du trafic. Cette manœuvre vise non seulement à capter l’attention, mais également à montrer l’unité et la détermination des agriculteurs face à une situation qui, selon eux, nécessite une réponse plus appropriée et nuancée.