Samira Ameur, habitante de Montpellier, se trouve actuellement sans logement avec ses trois enfants après avoir été expulsée de son appartement au mois de mai 2025. Bien qu’elle ne soit pas jugée coupable, les infractions de son ex-conjoint liés au trafic de stupéfiants ont été invoqués par ACM Habitat pour lui refuser un relogement. Soutenue par divers acteurs politiques et associatifs, elle multiplie les démarches pour obtenir un logement d’urgence.
Un combat face à la précarité
Malgré une météo défavorable, Samira Ameur ne baisse pas les bras. Avec courage, elle a manifesté devant l’hôtel de ville de Montpellier le 22 décembre, accompagnée de responsables associatifs sensibles à sa cause. Mère de trois enfants, ses conditions de vie se sont détériorées depuis le 6 octobre, notamment avec un recours au dodo dans sa voiture ou chez des proches. Ce geste symbolique avait pour but d’interpeller le maire Michaël Delafosse.
Les origines de la situation d’urgence
L’histoire de Samira Ameur débute trois ans auparavant lorsqu’elle vivait paisiblement dans son appartement situé dans le quartier de la Pompignane. La situation a périclité suite à l’arrestation de son ex-conjoint pour trafic de stupéfiants. Bien que séparés, les faits, en lien avec son ancien domicile, ont suffi pour ACM Habitat à justifier un « trouble manifeste à l’ordre public ». Cette affaire fut déterminante dans la décision d’expulsion rendue le 14 mai 2025 par le tribunal judiciaire de Montpellier.
Contestation et défenses
Samira Ameur clame haut et fort son innocence. Elle affirme n’avoir jamais hébergé d’activités illicites chez elle, déplorant l’impact des accusations sur sa réputation et son quotidien. Malgré des témoignages à charge, une grande partie de ses voisins, comme Patricia Boissière, soutiennent sa version sans équivoque, rappelant son intégrité et celle de ses enfants.
Recherches de solutions
Avec l’incendie de son appartement en juin et des circonstances restées floues, Samira Ameur se trouve aujourd’hui en grande détresse. L’assurance a temporairement pris en charge son hébergement, mais rien de durable ne subsiste. Elle sollicite toutes les institutions disponibles, dont la mairie, le service social et diverses associations, sans trouver de réponses satisfaisantes.
Implorant le respect de ses droits
Se revendiquant de son héritage familial de harkis et exprimant un sentiment d’abandon, Samira Ameur demande de façon urgente un logement pour elle et ses enfants, un droit fondamental selon elle. L’organisation politique et associative leur apporte un soutien dans cette quête désespérée.
Mobilisation en faveur de Samira Ameur
Dans un contexte de mal-logement qui touche de nombreux Montpelliérains, cette affaire devient un symbole de lutte. Le député écologiste Jean-Louis Roumégas, parmi d’autres figures, s’investit pour faire évoluer la situation de Samira.
En cette période d’incertitude pour Samira Ameur et ses enfants, l’attente d’un compromis décent devient impérative pour elle et les siens, un écueil socio-politique que Montpellier devra résoudre avec soin.