Jean-Louis Roumégas, tête de liste écologiste du Printemps montpelliérain (EELV), a levé le voile sur son programme pour les élections municipales de 2026 à Montpellier. Il mise sur un changement radical de modèle en dénonçant la bétonisation excessive de la ville et en promettant des cantines scolaires entièrement gratuites. Son objectif est clair : renforcer la démocratie locale et améliorer le quotidien des Montpelliérains par une série de mesures ambitieuses.
Une volonté de rupture avec le passé
Jean-Louis Roumégas, ancien élu de Montpellier et longtemps allié des socialistes, propose un véritable « pacte de rupture » pour la ville. Son thème central : un changement de modèle est nécessaire. Il critique ouvertement l’héritage des prédécesseurs de Michaël Delafosse, notamment l’approche de Georges Frêche qui, selon lui, s’est traduite par une urbanisation effrénée. « Il faut arrêter de bétonner à tout-va », lance-t-il, soulignant que 80 % du territoire communal est déjà artificialisé. Roumégas milite pour une approche de « reconstruction de la ville sur la ville ».
La démocratie locale au cœur du projet
L’une des pierres angulaires de son programme est la démocratisation de la gestion municipale. Le candidat écologiste critique le fait que les projets municipaux soient souvent décidés sans véritable consultation des habitants. Il cite des exemples concrets tels que la Cité Bergère ou la ZAC Mosson. Pour lui, la politique municipale doit d’abord répondre aux besoins quotidiens des Montpelliérains.
Focus sur l’enfance et l’éducation
Roumégas met également l’accent sur l’enfance et l’éducation, considérant ces domaines comme prioritaires. Il propose cinq mesures phares, dont la gratuité totale de la cantine pour 13 000 enfants, avec un coût estimé à 3,5 millions d’euros. Les horaires de l’accueil périscolaire seraient élargis et gratuits, allant de 7 h à 19 h. Les cantines scolaires seraient composées à 100 % de produits bio ou locaux, sans contenants plastiques, et toutes les cours d’école seraient végétalisées. Selon Roumégas, « seules 20 écoles sur 130 sont aujourd’hui rafraîchies », ce qu’il juge insuffisant.
Le financement du projet
Jean-Louis Roumégas estime que le coût total pour ces mesures, avoisinant les 6 millions d’euros, est « loin d’être insurmontable » comparé aux dépenses actuelles de la municipalité. Il plaide pour une réallocation des ressources, arguant que ces dépenses sont justifiées par l’impact positif sur le quotidien des citoyens.
Un projet politique ouvert mais sans compromis
Sur le plan politique, le chemin de Roumégas ne passe pas par un accord avec La France insoumise, bien qu’il demeure ouvert au dialogue. Il promet de dévoiler le reste de son programme dans les semaines à venir, abordant des thèmes comme le logement, la sécurité et l’aménagement urbain. Ce programme vise à rompre avec le système actuel de la ville.
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