REPLAY : Mobilisation des agriculteurs près de Montpellier ce dimanche, qualifiée de ‘déclaration de guerre au monde rural’

La mobilisation des agriculteurs dans l’Hérault, qui a eu lieu ce dimanche 14 décembre 2025, a révélé au grand jour la colère grandissante des agriculteurs face à la politique d’abattage des troupeaux bovins touchés par la dermatose bovine. Les événements qui se sont déroulés tout au long de la journée près de Montpellier ont été marqués par des actions de blocage et une détermination à « s’installer dans la durée ». La Confédération Paysanne a donné le ton en plaidant pour une gestion alternative de la maladie, dénonçant une approche gouvernementale perçue comme davantage menaçante que la maladie elle-même.

Un rond-point pris d’assaut

Ce dimanche matin, environ 80 agriculteurs se sont rassemblés sur le rond-point de l’entrée de l’autoroute A9 entre Vendargues et Baillargues, près de Montpellier. Ce point stratégique est devenu le symbole de leur lutte contre la gestion gouvernementale de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui ravage actuellement les troupeaux bovins. Cet endroit choisi pour le rassemblement n’est pas anodin, car il permet de faire entendre leur voix et d’attirer l’attention sur l’urgence de leur situation.

La stratégie d’abattage remise en question

Les agriculteurs, soutenus par la Confédération Paysanne, dénoncent la politique d’abattage systématique des troupeaux infectés, qu’ils jugent inefficace et dévastatrice pour les petites exploitations. Nicolas Vitou, représentant de la Confédération Paysanne de l’Hérault, a qualifié cette politique de « déclaration de guerre envers le monde rural ». Son détermination est sans faille, et il a affirmé que les agriculteurs étaient prêts à s’installer dans la durée sur ce rond-point tant qu’aucune annonce gouvernementale n’interviendrait pour renverser la tendance actuelle.

Des actions coup de poing

La guerre des nerfs a commencé aux abords des grands axes routiers, où les agriculteurs ont mené des opérations escargots, ralenti le trafic et instauré des barrages filtrants. Les actions se sont succédé toute la journée, des poches d’agitateurs parcourant l’A9 jusqu’à l’A709 pour maintenir la pression sur les autorités avec des perturbations calculées. Ce cortège de véhicules agricoles progresse lentement, mettant en avant leur détermination et amplifiant l’ampleur de leur revendication.

Appels à l’action et à la solidarité

Aux côtés des paysans, des figures politiques locales ont pris position pour soutenir le mouvement. Carole Delga, présidente de la région Occitanie, a pris l’initiative de demander au Premier ministre de favoriser un dialogue, afin de canaliser la tension croissante. De son côté, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, a annoncé son intention de se rendre dans la région pour participer au déploiement de mesures de vaccination. Toutefois, ces propositions sont considérées par certains comme des gestes symboliques avec peu d’impact réel sur la résolution de la crise actuelle.

Mobilisation à l’échelle régionale

La mouvance de contestation en Occitanie ne se limite pas à l’Hérault. Des actions similaires ont lieu dans d’autres départements, soulignant une opposition étendue à travers la région. En Haute-Garonne, à proximité de l’A64, des blocages se sont poursuivis depuis plusieurs jours, orchestrés par ce que l’on appelle désormais les « Ultras de l’A64 ». Ce groupe, préparé à une confrontation de long terme, a intégré un discours décalé pour marquer de manière originale leur présence sur les lieux.

Pour plus d’informations sur les acteurs des éditions précédentes de ce mouvement, rendez-vous sur ces liens : actions à venir dans l’Hérault, mobilisation incroyable, résumé complet, Tropisme inaccessibile et préparatifs.