Mohed Altrad, célèbre homme d’affaires et président du Montpellier Hérault Rugby (MHR), a annoncé sa candidature pour les élections municipales de Montpellier lors d’un meeting impressionnant. Le magnat entend revitaliser la ville grâce à un programme aux ambitions sociales et économiques, tout en assurant qu’il ne percevra aucune indemnité en cas de victoire. Toutefois, sa candidature est entachée par une condamnation judiciaire en cours d’appel, ce qui pourrait entraver ses projets politiques.
Un businessman au service de Montpellier
Mohed Altrad, septuagénaire bien connu des Montpelliérains, est le parfait exemple d’une success story. Originaire de Syrie, il a amassé une fortune colossale en devenant un leader mondial dans le secteur des échafaudages et des équipements pour le bâtiment. Sa notoriété à Montpellier est aussi due au fait qu’il ait propulsé le club de rugby de la ville, le MHR, à de brillants succès sportifs. Ce capital de sympathie, il compte bien le mettre à profit pour devenir maire de Montpellier.
Une entrée en campagne tonitruante
Le jeudi 15 janvier 2026, c’est sous les acclamations de plus de 300 personnes que Mohed Altrad a fait une entrée triomphale à l’espace Dièze. L’homme, qui a déjà tenté sa chance lors des municipales de 2020, s’engage à relever le défi de diriger Montpellier en proposant un programme axé sur le développement de la ville et la modernisation de ses infrastructures. Pour ce faire, il s’entoure de personnalités influentes, comme Patricia Mirallès, ancienne ministre aux Anciens combattants.
Un programme ambitieux et varié
Altrad ambitionne de créer 30 000 emplois dans la ville, s’inspirant de la croissance qu’il a générée dans son propre groupe. Parmi ses propositions phares, on trouve également le doublement des effectifs de la police municipale, ainsi que l’instauration d’un couvre-feu à partir de 22 heures pour les moins de 16 ans. Il s’engage aussi à ne pas augmenter les impôts municipaux et à injecter ses indemnités de maire dans des associations locales.
Les défis de sa candidature
Malgré ses bonnes intentions, Mohed Altrad fait face à des défis de taille. Condamné en décembre 2022 à 18 mois de prison avec sursis pour des accusations de corruption, son avenir politique reste incertain puisque son procès en appel est prévu pour septembre 2026. S’il est élu en mars et que la condamnation est confirmée, il devra céder son poste de maire.
Les critiques et les rivalités
Altrad ne mâche pas ses mots quand il critique la gestion de la métropole par l’actuelle municipalité socialiste menée par le maire Michaël Delafosse, pour qui « la ville vit à crédit ». Plusieurs polémiques ont par ailleurs éclaté autour de son absentéisme aux séances du conseil municipal. Les rivalités ne manquent pas, notamment dans un contexte où Delafosse reste favori, selon certains sondages.
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L’avenir du MHR
Le monde du rugby reste un terrain connu pour Altrad, mais même là, les temps sont durs. En 2025, il avait menacé de quitter le GGL Stadium en raison de son état vieillissant. Ça ne l’a pas empêché de continuer à supporter les ambitions du club, notamment face aux grands adversaires comme les All Blacks.
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